
Frêles, fines et tremblantes, les mains de Fadie transmettaient l’affolement, … mes mains n’étaient pas plus rassurantes. Elle m’a enveloppé de son regard, et j’y ai lu la peur.
Tout au fond du trou, un désespoir pesant, presque étouffant régnait, on respirait très mal, l’air était devenu lourd et humide.
J’ai pris les mains de Fadie comme pour me raccrocher, de peur de décrocher. Au fond de nulle part, j’avais besoin de cette présence humaine, j’avais besoin de la rassurer, comme pour me rassurer moi-même, une illusion inespérée certes, je savais que je ne m’en sortirai pas seul.
Quand on rassemble ses forces pour essayer de s’en sortir et qu’en dépit de toute la volonté et de l’espoir on retombe plus bas. Quand on se dit qu’il ne peut y avoir pire, et qu’on goûte au pire… voulant faire un pas en avant, je me suis retrouvé enfoncé trois mètre dans cet orifice terrestre.
J’ai pris les mains de Fadie comme un dernier espoir, pour ne pas s’enfoncer encore plus.
Youkii : Es tu prête pour essayer de se relever ?
Fadie : Je ne sais pas … je ne sais plus.
Youkii : Ferme les yeux, et écoute avec ton âme ce que le Tournesol m’avait apprit.
J’ai fermé les yeux à mon tour et je me suis mis à réciter un petit poème qui a germé dans ma tête le temps d’une nuit :
N'allez pas vous imaginer
qu'il ne faut plus espérer
l'espoir doit rester présent
vraiment il faut y croire
seul l'espérance et la volonté
peuvent faire changer les choses
lorsque c'est trop dur
que vous souffriez au plus profond de vous
que votre coeur se serre
resistez et luttez
Non rien ni personne
ne peut vous empêcher
d'être heureux et de réaliser
ce que vous désirez
je vous en prie
puisez au fond de vous
cette face qui vous fera sourire
essayez et vous verrez
qu'il y a une solution à tout.







