
Il y’a deus jours de là, j’ai rencontré sur mon chemin de retour un ami que je n’ai pas vu depuis trois ans, … je n’arrivais pas à croire mes yeux, il s’est dressé devant moi, et je suis resté un bon moment avant de le pendre d’une étreinte chaleureuse. On a pris ensuite le temps d’un café pour apprécier la demi-heure qui précédait son départ. Durant cette dernière, je lui ai posé pleine de questions concernant sa vie privée et professionnelle … trois ans sans la moindre nouvelle, il y’avait de quoi, mais contrairement à tout ce que je pouvais m’y attendre, j’ai reçu deux baffes !! … mon ami réside en France depuis deux ans, … marié et père dans quelques mois…
Sur le coup j’étais super content pour lui, j’étais même très ému, ... mais après nos au revoirs j’ai retrouvé mon chemin de retour le pas pesant, les méninges en bouillie, le regard lointain.
Il est des jours ou un incident comme ça, « mes retrouvailles ce jour là », vous renvoie loin … très loin … à la colline du berger.
Qu’est ce que j’ai réalisé, qu’est ce que je fais, vers où je vais ??
J’étais à la place du berger qui s’arrête encore une fois avec son troupeau, s’abritant sous l’ombre d’un arbre, sur cette colline souveraine pour darder le passé, et redresser l’avenir. Il regarde alors derrière pour voir la distance qu’il a parcouru, il se remémore la labeur avec laquelle il a traversé et son troupeau ce le passage rocheux de la montagne noire. Puis son regard se pose sur la forêt qu’il a dû traverser pensant écourter son chemin, mais il se souvient qu’il en a perdu deux brebis, et deux jours.
Il embrasse ensuite la vue, et remercie Dieu pour la santé, … de part ces victoires et ces échecs, il était arrivé à cette colline.
Il se retourne ensuite vers le Nord et estime le temps qu’il prendra pour arriver à la prochaine étape, les chemins et les sentiers qu’il arpentera … Paolo Coelho avait déjà dressé le décore du voyageur intrépide, ou du berger téméraire et outrecuidant, celui qui traverse le temps à la recherche de son destin, en quête de vérité et de sagesse.
Moi j’étais sur ma colline, mais il y’avais une brume épaisse, je n’avais pas la limpidité de la vision du berger, je ne savais même pas ou est le Nord ! Comment faire dans ce genre de situation ? Avancer dans le brouillard de ce qui semble incertain ? Ou observer le temps qui passe et s’abandonner au destin « el maktub » ?
Ourim et Toumim « pierres du destin » sont efficaces pour ce genre de décision, mais elles n’ont aucun effet sur le brouillard !!
Chui toujours sur ma colline. Je trouverai bien une solution







